vendredi 22 février 2019

Il était une fois...

Retour chez la psy ce soir.

Ouille, encore une fois, elle n'a pas pris de gants! Je suis une princesse pourie gâtée qui veut tout, et tout de suite... Sans me mettre allongée sur un divan, nous avons pu comprendre pourquoi j'étais comme ça.

Laissez moi vous raconter une histoire... (les prénoms ont été changé pour plus d'anonymat!).

Il était une fois, une petite fille prénommée Anna. Elle avait de beaux yeux bleus, une jolie chevelure blonde et un sourire très charmeur. Elle était adorée par son papa, qui l'a considérait comme sa petite princesse. Tout le monde la choyait et on lui rappelait constamment qu'elle était belle. Cette petite fille était très heureuse. Pour ses 3 ans, la cigogne lui fit un beau cadeau en lui amenant une petite sœur Mégane.

Mais un jour, un horrible orage dévastât sa maison. Il dispersa sa famille. Sa maman partit dans une autre maison. Mais ce n'était pas grave lui disait ses parents, car ainsi, elle aurait deux fois plus de cadeaux!!!

Mais ce n'était pas si simple que ce qu'on lui avait dit... Elle ne voyait plus son papa, son roi, tous les jours. Elle ne le voyait plus qu'un week-end sur deux. Vu que sa maman travaillait tard le soir ou se levait tôt le matin, Anna allait souvent dormir chez ses grands parents maternels. Comme toute petite fille, elle aimait son papy et sa mamie mais ils n'était ni son père ni sa mère. Sans compter que sa mamie aimait faire le ménage dès 6h du matin et si Anna et Mégane ne se levaient pas du lit à 7h tapante, mamie aimait bien les réveiller en leur renversant un verre d'eau sur la tête!! Les petites filles devaient se tenir droite à table et finir toute leur assiette pour ne pas être réprimandé et même leur verre d'eau! Les petites filles vivaient presque chez eux. Leur maman ne surveillait jamais leurs devoirs, ne leur lisait pas d'histoire le soir par manque de temps... Mais leur maman faisait tout son possible pour qu'elles ne manquent jamais de rien et qu'elles ne voient jamais à quel point c'est difficile pour elle...

Quand Anna voyait son papa, elle ne profitait pas de sa présence. En effet, son roi s'était retrouvé une reine. Mais c'était une méchante belle mère... Elle fumait comme un pompier et buvait beaucoup. Elle n'était vraiment pas gentille avec son papa et ils se disputaient énormément. Si fort, qu'elle en pleurait en les entendant et avait peur.

Sa maman n'avait pas trouvé non plus un gentil prince et les disputes fusaient dans chacune des deux maisons.

Fort heureusement, après avoir viré son vilain crapaud, la maman d'Anna retrouva un autre prince, ce coup ci charmant. Les petites filles jouaient beaucoup avec lui et appris à l'aimer.

Pendant ce temps, au royaume du roi, cela s'empirait, au point qu'Anna, qui commençait à grandir n'eut plus envie d'aller chez son papa... Les disputes lui faisait très peur... Elle commença à s'éloigner de son père...

Le roi comprit que la méchante belle mère n'était pas faite pour lui et en trouva une autre, qui par le plus grand des hasards, portait le même prénom que la précédente! Le papa était enfin heureux, mais... Pas Anna...

La nouvelle belle mère, qui n'avait pas d'enfant, jalousait l'amour que le roi portait à Anna. Elle retira des photos d'Anna et son père du mur, de petites choses insignifiantes mais importantes aux yeux d'Anna. Elle raconta quelques mensonges à Anna pour essayer de discréditer sa maman... Mais malgré cette jalousie, elle savait se montrer gentille et le roi était plus heureux. Anna ne dit jamais à son père tout ce que sa belle mère faisait ou racontait...

Ainsi petit à petit, Anna ne parla plus de choses sérieuses avec son père. Ils ne se parlaient que pour se raconter des blagues.

Quand Anna eut 14 ans, elle commença à sortir. Son papa et sa maman étaient des gens très gentils et ouverts. Elle avait droit de trainer avec ses copines, de sortir avec des garçons, même de fumer si elle voulait! A 16 ans, elle a connu son premier amour et les sorties boites.

Puis elle est passé de son premier amour à un autre puis un autre... Tel un singe sautant de branche en branche... Jusqu'à ce qu'elle rencontre Dorian un très gentil normand.

Et ils se marièrent et eurent deux beaux enfants (enfin pas dans cet ordre!).







Cette histoire vous a plu? Elle définit ce que je suis aujourd'hui. La psy m'a encore une fois appelé "la princesse". Celle qui n'a pas grandit. D'après elle, je n'ai pas de limite, normal, une princesse n'en n'a pas, elle fait ce qu'elle veut, elle n'aime pas les frustrations!

Lorsqu'elle m'a parlé de limite, j'ai reconnu que j'attendais qu'on me les fixe. C'est d'ailleurs la première chose que j'ai reproché à Florian. Le fait qu'il ne m’ait pas donné de limite. La psy dit que c'est parce que j'en ai manqué pendant mon enfance. C'est vrai que j'ai eu le droit de sortir rapidement, mes parents me faisaient confiance. Ils n'ont jamais contrôlé mes devoirs non plus. Mon père était prêt à m'acheter des cigarettes alors que je ne fumais pas! Bien sur, je ne leur reproche rien car je n'ai pas été une adolescente malheureuse, bien au contraire! Mais cela peut expliquer ma façon d'être aujourd'hui...

Aujourd'hui je dois apprendre à me fixer mes propres limites, sans demander aux gens de me les fixer. Je m'en suis déjà rendu compte il y a 3 mois car je me suis excusée auprès de Florian pour lui avoir reproché cela. Ce n'était pas à lui de me mettre des barrières, j'aurai du me les mettre moi-même.

Je ne changerai pas ma personnalité, je resterai celle que je suis. Mais je peux modeler mes façons de réagir.

Encore cette semaine, j'ai demandé conseil auprès de plusieurs personnes. La psy pense que c'est malsain, que je raconte trop ma vie. Que j'écoute trop les gens au lieu de m'écouter moi-même. Ce n'est pas aux autres de me dicter ma conduite. A moi de savoir ce que je veux, à partir de là me mettre un cadre et éviter de sortir de ce cadre!

Elle m'a donné un exemple simple. Si je passe devant un objet que je désire, mais qu'il vaut 30 000 euros et que je n'ai pas ce budget, qu'est ce que je fais? Je passe et ne l'achète pas. Parce que je me suis fixé une limite financière. C'est pareil pour tout autre chose.

Il n'y a pas de bien ou de mal, cela ne sert à rien de demander aux autres ce que je DOIS faire. Je dois savoir, moi, ce que je veux et me fixer mes limites que je ne veux pas dépasser. Et surtout, ne plus foncer tête baissée sans réfléchir. Je dois prendre le temps de raisonner avant d'agir et ainsi être sur que je ne dépasse pas MES limites. J'éviterai ainsi de le regretter plus tard et de rejeter la faute sur les autres.

J'ai déjà commencé à me fabriquer ce cadre, et, malgré les frustrations que cela engendre, je reste bien à l'intérieur! D'après elle, les frustrations que je ressens en ce moment me permettront de grandir.

Je pense que je vais prendre 10 cm!!!

1 commentaire:

  1. Quel travail!! Bravo! Je suis sûr que ça va t’aider au quotidien avec ou sans Florian.

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